« Mandela Day » : le monde rend hommage à Madiba, qui fête ses 95 ans à l’hôpital

"Mandela Day" : le monde rend hommage à Madiba, qui fête ses 95 ans à l'hôpital

"Mandela Day" : le monde rend hommage à Madiba, qui fête ses 95 ans à l'hôpital

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Selon la présidence sud-africaine et sa propre fille Zindzi, Nelson Mandela va mieux, même s'il reste sous assistance respiratoire depuis qu'il a été hospitalisé, le 8 juin. Une bonne nouvelle alors que des manifestations de solidarité sont prévues dans le monde entier, ce jeudi 18 juillet, jour de l'anniversaire de Madiba.C'est toujours sous ventilation artificielle que Nelson Mandela fête, ce jeudi 18 juillet, ses 95 ans. Mais, après 5 semaines d'hospitalisation pour une grave infection pulmonaire, le héros national se porterait mieux. Sa fille Zindzi a déclaré mercredi à la chaîne Sky News, après l'avoir vu la veille, qu'il « faisait des progrès remarquables » et « regardait la télévision avec des écouteurs. (...) Il réagit très bien (...) du regard et de la tête. Et il lève parfois la main comme s'il voulait nous serrer la main », a-t-elle ajouté. « Madiba est toujours hospitalisé à Pretoria mais ses médecins ont confirmé, mercredi, que sa santé s'améliorait régulièrement », a dit dans un communiqué la présidence sud-africaine, alors que le monde s'apprêtait à rendre hommage à l'ancien président par des actions caritatives pour le « Mandela Day » annuel,« Il y a eu un moment où nous étions tous extrêmement anxieux et inquiets et nous étions prêts au pire. Mais il continue de nous étonner tous les jours », a dit Zindzi. Son épouse Graça Machel, qui le veille jour et nuit, s'était déjà dite vendredi dernier « un peu moins anxieuse » qu'une semaine auparavant. Mandela et elle fêtent aussi ce jeudi ses 15 années d'union. Un portrait géant de Nelson Mandela accroché à un immeuble de Durban, en Afrique du Sud, le 17 juillet 2013. © Rajesh Jantilal/AFP Dès mercredi, Barack Obama a salué « l'exemple extraordinaire de courage, de gentillesse et d'humilité » de Madiba. Institué en 2010 par l'ONU, le « Mandela Day » est un jour pendant lequel chaque citoyen du monde est appelé à consacrer symboliquement 67 minutes de son temps à une œuvre au service de la collectivité, en mémoire des 67 années que Mandela a vouées à sa lutte pour l'égalité. En Afrique du Sud, une association de motards va nettoyer des rues, des volontaires vont repeindre des écoles, les enfants de tout le pays à l'unisson devaient chanter « Joyeux anniversaire » à 08h00 pile (6h GMT), et chaque homme ou femme politique ne manquera pas de se faire photographier les manches retroussées, prêtant la main à une œuvre caritative. Le président Zuma, au nom de la réconciliation voulue par Mandela après l'apartheid, devait quant à lui présider à une remise de maisons sociales à des blancs pauvres. Ecouter la playlist Jeune Afrique/Deezer des titres qui rendent hommage à Mandela et à son action :
« Jamais auparavant dans l'histoire un être humain n'avait été aussi universellement reconnu de son vivant comme l'incarnation de la magnanimité et de la réconciliation », avait dit de Mandela l'ex-archevêque anglican Desmond Tutu, lui même prix Nobel de la paix pour sa résistance à l'apartheid. De fait, dans le monde entier, des manifestations et des concerts sont prévues en l'honneur de Madiba et quelques stars veulent également faire écho aux Sud-Africains. « Je vais aussi donner 67 minutes de mon temps pour faire du monde un meilleur endroit », a déclaré le milliardaire britannique Richard Branson, patron de la marque Virgin.>> Lire aussi "L'épopée musicale d'un héros du XXe siècle"Le « Mandela Day » 2013 est bien-sûr marqué par la maladie de Madiba, mais aussi par les querelles de la famille Mandela qui se sont récemment éclaté au grand jour. La famille a dû attaquer en justice l'aîné des petits fils, Mandla, pour obtenir le rapatriement des tombes de trois enfants décédés de Mandela qu'il avait fait déplacer dans son propre village sans autorisation. « C'était quelque chose qu'on ne voulait pas voir étalé en place publique », a déclaré une petite-fille du héros national, Ndileka, dans une interview publiée mercredi par la BBC. « Mais parce que nous sommes ce que nous sommes, ça a débordé sur l'espace public. (...) Je ne dis pas que je ne pardonnerai jamais, mais (...) ça fait toujours mal », a-t-elle dit Lire l'article sur Jeuneafrique.com (Iles COMORES)