Litige entre Ab Aviation et Anacm : une réunion de la dernière chance hier à la présidence de la République

Litige entre Ab Aviation et Anacm : une réunion de la dernière chance hier à la présidence de la République

Litige entre Ab Aviation et Anacm : une réunion de la dernière chance hier à la présidence de la République - Al-watwan, quotidien comorien, actualités et informations des Comores

Litige entre Ab Aviation et Anacm : une réunion de la dernière chance hier à la présidence de la République - Al-watwan, quotidien comorien, actualités et informations des Comores

Al Watwan, premier quotidien national de l'archipel des Comores, propose actualités et informations comoriennes

via : www.alwatwan.net

La réunion de la dernière chance, qui a été tenue hier soir, a accordé au directeur d'Ab-Aviation un délai qui court jusqu'à ce vendredi à 11 h 00 pour envoyer un plan de redressement de sa société ainsi que des propositions concrètes sur les modalités de payement. Après quoi, les deux parties pourront conclure un accord qui permettrait à Ab-Aviation d'être de nouveau opérationnelle.Par Ali Abdou


Le litige entre l'Agence nationale de l'aviation civile (Anacm) et la compagnie de transports aériens de droit comorien, Ab-Aviation, a fait l'objet d'une réunion, hier soir, à la présidence de la République. La rencontre a été présidée par le directeur de cabinet du président du chef de l'Etat et ont été conviés, outre les directions générales de l'Anacm) et de Ab-Aviation, celles de la société comorienne des hydrocarbures (Sch), de l'Aéroport internationale Moroni prince Said Ibrahim (Aimpsi), et le représentant de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (Ascna) aux Comores. Des institutions qui ont aussi des difficultés avec la compagnie aérienne. Il s'agissait de trouver ensemble une issue au litige qui a conduit au retrait du permis d'exploitation d'Ab Aviation. Cette reprise des négociations, à en croire Youssoufa Mohamed Ali, est un vœu du président Azali Assoumani pour que cette crise connaisse enfin un dénouement. Le directeur de cabinet a rappelé, à cette occasion, que plusieurs engagements ont été pris par la compagnie aérienne pour le règlement de ses arriérés de redevances, mais ils ne sont jamais respectés. Il a insisté sur les efforts déployés  ces huit derniers mois par le gouvernement pour aider Ab-Aviation à apurer son ardoise. Jusqu'ici, en vain. «Aujourd'hui, cette dette est de 150 millions de francs auprès de l'Anacm, 40 millions au niveau des hydrocarbures et plus de 80 millions au niveau de l'Aimpsi. Le chef de l'Etat souhaite aider l'entreprise, mais il ne faut pas non plus laisser les gens faire ce qu'ils veulent», a-t-il indiqué.Au terme des discussions de cette réunion, que l'on peut qualifiée «de la dernière chance», le directeur d'Ab-Aviation s'est vu accorder un délai qui court jusqu'à ce vendredi à 11h00, pour envoyer un plan de redressement de sa société ainsi que des propositions concrètes sur les modalités de payement. C'est après examen des documents sollicités que les deux parties pourront conclure un accord qui permettrait à la compagnie Ab-Aviation d'être de nouveau opérationnelle. Selon Hamidou Mhoma, opérateur économique et membre de l'Opaco présent aux négociations, «la volonté du directeur de l'Anacm est claire ; il veut tout simplement obliger Ab à mettre la clé sous le paillasson. En effet, Jean-Marc Heintz aurait déclaré que le litige entre Ab-Aviation et Anacm n'était pas d'ordre financier, mais plutôt technique. Autrement dit,  même si Ab-Aviation s'acquittait de sa dette, son Permis d'exploitation aérien (Pea) arrivant à terme le mois de mars, il faudrait procéder à un audit financier et technique de la société avant la délivrance d'un nouveau Pea». UN OEIL SUR LES COMORES