Conflit Anacm / Ab-Aviation : Le parlement lance un ultimatum de 48h à l’Anacm

Conflit Anacm / Ab-Aviation : Le parlement lance un ultimatum de 48h à l'Anacm

Conflit Anacm / Ab-Aviation : Le parlement lance un ultimatum de 48h à l’Anacm La commission parlementaire accuse clairement le directeur général de l'Anacm de vouloir clouer au sol les appareils d'Ab-Aviation. « Chaque jour, l'Anacm soulève d'autres problèmes pour compliquer le processus de sortie de crise. On se demande s'il n'y a pas quelque chose de personnel entre le directeur général de l'Anacm et Ayad Bourhane », a déclaré hier le député Tocha Djohar. Pour trouver un compromis entre l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacm) et la compagnie Ab-Aviation (lire nos précédentes éditions), l'Assemblée nationale n'a pas chômé. Une commission parlementaire a aussitôt entendu les deux parties et confronté les chiffres de chaque société pour dénouer le principal nœud de ce litige commercial : le montant exact des arriérés de redevances que l'une doit à l'autre. Un protocole d'accord a ensuite été signé le 4 février, toujours sous l'œil de la représentation nationale.  Mais, jusqu'ici, c'est le statu quo. Dans une conférence de presse hier, la commission parlementaire a demandé à l'Anacm de se plier aux termes du protocole au bas duquel il a apposé sa signature. Selon le député Abdallah Tocha Djohar, au lendemain de la signature dudit protocole, Ab-Aviation a présenté tous les documents exigés pour la mise en œuvre de l'accord, en l'occurrence l'accord de principe de la Banque, qui aurait du permettre à l'Anacm de lever la suspension du Permis d'exploitation aérien (Pea) et d'autoriser la reprise des activités de l'Embrayer 120 d'Ab-Aviation. La commission parlementaire accuse clairement le directeur général de l'Anacm de vouloir clouer au sol les appareils d'Ab- Aviation. «Chaque jour, l'Anacm soulève d'autres problèmes pour compliquer le processus de sortie de crise. On se demande s'il n'y a pas quelque chose de personnel entre le directeur général de l'Anacm et Ayad Bourhane. En effet, nous venons d'apprendre, de la part de La Gazette des Comores, que ce litige n'est pas d'ordre financier, mais technique », explique Tocha Djohar. Et d'ajouter: «Nous donnons aux deux parties un ultimatum de 48 h pour que chacune prenne ses responsabilités pour la mise en oeuvre du protocole d'accord signé le 4 février».  La commission parlementaire appelle le directeur de l'Anacm à se conformer à sa décision. Autrement, il risque d'être dans le viseur de la prochaine session parlementaire. «Nous sommes les élus de la nation et nous disposons de tous les arsenaux juridiques pour réagir si le directeur de l'Anacm tente d'aller à l'encontre de notre décision. Et si c'est cela qu'il souhaite, il l'aura dans un bref délai», prévient le député d'Itsandra-Sud. Pour lui, si Jean Marc Heintz s'est permis de jeter dans la poubelle un arrêté du vice-président chargé des Transports, le parlement, lui, ne compte pas se laisser marcher sur les orteils par le patron de l'Anacm. Ambiance.  Ali Abdou Source : Al-watwan N° 3115 du mardi 14 février 2017 UN OEIL SUR LES COMORES