COMORES / Crise parlementaire : Un comité pour «décrisper» la situation

COMORES / Crise parlementaire : Un comité pour «décrisper» la situation

Il va se pencher sur trois points : la question du règlement intérieur dont certains demandent la révision, le renouvellement du bureau de l'assemblée, la répartition des missions à l'extérieur et le renforcement du personnel. Un mois après l'ouverture de la session d'avril, les travaux parlementaires sont toujours à l'arrêt. Les uns et les autres se sont, en effet, convenus de suspendre provisoirement ces travaux en attendant l'arrêt de la Cour constitutionnelle, qui doit clairement dire laquelle des deux listes soumises au secrétariat de l'assemblée nationale doit légalement représenter le conseil de l'île de Ndzuani. Le jeudi 4 mai, les députés se sont réunis dans l'après-midi pour tenter de trouver un terrain d'entente par rapport à cette crise que traverse l'institution. Ils se sont mis d'accord pour mettre en place un comité paritaire, composé de huit députés, chargé de travailler avec l'équipe des médiateurs déjà mise en place afin de sortir le parlement comorien de cet imbroglio.Ce comité va se pencher sur la question du règlement intérieur dont certains demandent la révision, le renouvellement du bureau de l'assemblée, la répartition des missions à l'extérieur et le renforcement du personnel. «Les médiateurs, renforcés par ce comité, ont jusqu'à lundi prochain pour présenter le compte rendu de leurs travaux. Nous allons nous revoir de nouveau ce lundi afin de discuter des conclusions de ces travaux», nous a déclaré Ibrahim Mohamed Soulé. Il faut dire que la question des trois conseillers de Ndzuani ne fait pas partie des sujets sur lesquels travaille ce comité. Elle relève désormais du juge constitutionnel, qui pourrait se prononcer dans les tout prochains jours. Pour le député Juwa de Moroni-Nord, la répartition «des missions parlementaires doit soigneusement être étudiée, car ce sont toujours les mêmes qui voyagent et il est temps que cela change».Au sujet du recrutement d'un personnel supplémentaire, il a fait savoir que «chaque député devrait normalement avoir la possibilité de recruter un assistant». 
Mm
Source : Al-watwan N° 3173 du lundi 08 mai 2017 UN OEIL SUR LES COMORES