Mohamed Bacar Dossar : “Les Comores humiliées ? Par qui ?”
3 avr, 2012 | 3 Commentaires
Dossar et Djaffar
Droit de réponse de Monsieur Mohamed Bacar Dossar à Monsieur Cheikh Abdel Kader de Londres
Quand je parcours certains blogs ou quand je lis des articles comme celui signé d’un certain Cheikh Abdel Kader, je découvre la haine gratuite que certains nous vouent. Car c’est bien de haine qu’il s’agit, une haine aveugle qui ne s’explique pas par l’adversité politique, mais qui s’enracine dans autre chose de plus viscérale.
A en croire ces blogs et ces écrivains du dimanche, le régime du Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi se résume à trois personnes : le Président Sambi lui-même, Ahmed Jaffar et moi-même. Aucune grâce ne peut être accordée à nous trois qui, à leurs yeux, sommes les seuls responsables de tout ce qui a pu se passer au cours du dernier mandat (surtout si c’est négatif) !
Prenons le dernier article en date signé par Monsieur Cheikh Abdel Kader de Londres sous le titre « Comores : Les Comores humiliées ! » dans cet article, l’auteur parle de la question du pavillon comorien et du procès qu’entente, en ce moment, Monsieur Akram, gestionnaire du pavillon, au Gouvernement comorien. Monsieur Akram estime que le Gouvernement comorien veut mettre fin à son contrat indument. Libre à lui de penser ce qu’il veut, si le Gouvernement lui demande des comptes c’est qu’il a ses raisons. Mais l’auteur parle des « bêtises commises par Sambi » à propos du fameux contrat. Il faut savoir que le contrat en question et duquel découlent toutes les conséquences supposées néfastes, imputées évidemment aux trois personnes ci-dessus citées, a été préparé et signé le 15 février 2007 par le Vice-Président d’alors Monsieur Idi Nadhoim. Nulle mention du négociateur – signataire du contrat dans l’article.
En outre, en quoi les Comores sont-elles humiliées ? En effet, ce Monsieur Akram a porté plainte, mais les Comores sont –elles humiliées simplement parce qu’un de ses contractuels, qui s’estime lésé, a porté plainte ? Des différends commerciaux il y en a tous les jours et pour le moment, à ma connaissance, les Comores n’ont pas été condamnées par ce tribunal.
Je voudrais rappeler que cette pratique qui consiste à confier la gestion du pavillon comorien à une société étrangère ne date pas du régime du Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, en 2006 à l’arrivée de ce dernier au pouvoir, la gestion du pavillon était déjà aux mains d’une société grecque dont Mr Akram était d’ailleurs l’un des employés !
Les actes officiels qui lient HSS aux Comores sont les trois contrats du 28 septembre 2010 signés par le Ministre des Transports de l’époque Monsieur Hassan Assoumani. Notez que les dits contrats ont fait l’objet de la loi n°10-022/AU du 15 décembre 2010 de l’Assemblée de l’Union après travaux en commission et débat en plénière. Encore une fois, nulle mention ni du négociateur et signataire des contrats en question, ni des députés qui les ont avalisés. Plus encore, l’arrêté de définition des missions de l’Autorité Nationale des Transport (ANT) a qui est attribuée la mission de veiller à la bonne gestion du pavillon comorien a été signé par le Ministre des Transports actuel. Malgré tout ceci, le seul responsable aux yeux de l’auteur de l’article c’est Dossar qui a signé semble-t-il un « mémorandum ».
Je ne reviendrais pas sur tout ce qu’on écrit sur HSS, pour M. Cheikh Abdel Kader, les Comores ont été vendues à HSS, par qui ? Je vous laisse deviner. Certains de nos compatriotes ont beaucoup d’imagination, malheureusement pas toujours constructive mais souvent néfaste. Certains bloggeurs et même certains journalistes de la place, adeptes du sensationnalisme, qui font croire qu’ils sont sérieux, présentent hors contexte, le mandat que j’ai donné à HSS dans la gestion de la Fondation Fatima sur demande des bailleurs du fonds eux-mêmes. D’abord, ils se gardent de dire que ce mandat porte sur la Fondation Fatima. Ils mystifient l’opinion avec des termes alarmistes (du genre « ça fait froid dans le dos, etc… ») en faisant croire que ce mandat porte sur la gestion des Comores tous azimuts, alors qu’il s’agit bien de projets financés par la Fondation Fatima et uniquement ces projets. Ce sont ces mêmes cassandres qui écrivaient que la Fondation Fatima c’est du pipeau, maintenant ils sont inquiets. HSS n’a pas vocation à gérer ni l’éducation, ni la santé, ni les transports des Comores, par contre, à la demande des bailleurs des Fonds de la Fondation Fatima, HSS a effectivement été mandaté pour élaborer et gérer certains projets qui seront financés par cette Fondation. C’est de l’abus et de la mystification de vouloir faire croire autre chose.
Comble de l’aveuglement de l’auteur, il parle de la licence Twama de CGH dont le Président est Monsieur Bachar Kiwan, selon lui les « bénéficiaires » de cette licence sont évidemment Sambi, Dossar et Ahmed Jaffar. Nul n’ignore, sauf lui peut-être, que le protocole d’accord sur la licence de Twama a été négocié et signé le 18 septembre 2007, entre le Vice-Président Idi Nadhoim, au titre de Vice-Président en charge des télécommunications et Mr Bashar Kiwan et que par la suite la société Twama a aménagé à grands frais les locaux de l’ancien « Idi Engineering » pour s’y installer. M. Cheikh Abdel Kader dira peut-être qu’accorder une licence de télécommunication revient à vendre les Comores ? Les Comores sont surement le dernier pays au monde à ne disposer que d’un seul opérateur en situation de monopole.
Comme le dit le proverbe comorien : « Uengo mdru katso dzina bi ». Alors Monsieur Cheikh Abdel Kader de Londres, dans votre article vous vous défendez de ne pas être motivé par haine. Mais la démonstration est faite du contraire. En fait, mon analyse est que vous nous haïssez, pas par ce que vous supposez que nous avons fait, mais bien par ce que nous sommes. En effet, nous sommes peut-être différents de vous (ou vous le ressentez comme tel) et c’est peut-être cela qui vous motive. Nous ne pouvons pas être tous pareils, mais nous sommes tous des comoriens. Admettre cela, ça s’appelle de la tolérance, ça permet de continuer à vivre ensemble malgré nos différences. Le contraire s’appelle de l’intolérance et ça peut mener très loin.
Pour finir, je m’excuse auprès des personnes que j’ai eu à citer au titre du rétablissement de la vérité. Un Gouvernement est collectivement responsable, pour cela je reste solidaire de l’action du Gouvernement auquel j’ai appartenu, dans ce qu’il a pu faire de bien et dans ce qui a moins bien marché, mais je ne supporte pas d’être ni le souffre-douleur, ni le bouc émissaire de quiconque.
Mohamed Bacar Dossar
Ancien Ministre
Publié par : Wongo




we c de la haine nous les peuple comorien on vous aime toujour
we c de la haine nous les peuples comorien on vous aim toujour vive SAMBİ on sait conbien vous avz contribuer le pay c la par de HARALI MZOURI etudiant en relation international a l universite de uludağ en turquie
se triste d avoir des telles accusations pour la simple cause de salir le gouvernement de notre cher president Samb; moi personnelement j aprette a dire que se gens sont tordent et ils ont pas de quoi a dire leur de presse et se tellement aveugle qu ils arrivent pas a distinguer et avoir la difference entre le gouvernement de president Mohamed Abdallah Sambi aux encienne gouvernement de l union de Comores en matiere developement et cooperation national depuis les 0000 a nos jours et se vraiment domage qu il avait une courte mendat alors;qui dit monument de Comores doit dire ausi Sambi